Aubervilliers; « Ils ont du sang sur les mains » : à Aubervilliers, la colère après l’assassinat de Pengo

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Le nouvel article, dont le titre est « « Ils ont du sang sur les mains » : à Aubervilliers, la colère après l’assassinat de Pengo », vient d’être publié.

Pengo Bossio Wangi avait 26 ans et rêvait de devenir combattant professionnel de MMA. Originaire des Yvelines, il avait trouvé à Aubervilliers un deuxième foyer, au sein de l’Atch Academy, où il s’entraînait. Dimanche 25 octobre, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant la mairie pour lui rendre hommage, deux jours après son assassinat à Trappes.

Après une minute de silence, le cortège s’est élancé dans les rues de la ville. Famille, proches, sportifs, habitants et élus ont marché ensemble, unis dans le deuil, mais aussi dans la colère.

« Il fait partie de la famille d’Aubervilliers, même s’il est de Trappes », rappelle Nabila Djebarri, première adjointe au maire. Dès l’annonce de sa mort, raconte-t-elle, l’émotion a été immense.

Joséfa Rodriguez, habitante du quartier, est elle aussi venue lui rendre hommage. « Quel malheur qu’il arrive tout ça à cause de la bêtise des gens », déplore-t-elle. « On est tous pareils, il n’y a pas de race, il n’y a pas de couleurs. »

Mais derrière le recueillement, une inquiétude traverse le cortège : celle de voir le caractère raciste de l’attaque relégué au second plan, au profit des interrogations sur l’état psychiatrique du suspect.

« Il ne faut pas que la justice élude le caractère raciste »

Les premiers éléments de l’enquête sont pourtant particulièrement éloquents. Selon les informations du Monde, Kevin T., 39 ans, aurait déclaré aux policiers avoir ciblé des personnes noires et arabes pour venger les commerçants victimes de pillages lors des mobilisations du 17 octobre. Des tracts du Rassemblement national ont été retrouvés dans sa voiture et un exemplaire de Mein Kampf, d’Adolf Hitler, à son domicile. Plusieurs membres de sa famille l’ont également décrit comme raciste.

Si ses éventuels liens avec l’ultradroite restent à établir, le mobile raciste est au cœur de l’enquête ouverte par le Parquet national antiterroriste pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une prétendue race, ethnie, nation ou religion.

La garde à vue du suspect a été levée samedi, dans l’attente des résultats d’une observation psychiatrique destinée à déterminer si son état permet la reprise des auditions. Mais ces interrogations ne changent rien à la nature des faits. Lundi le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a réaffirmé leur caractère terroriste et raciste.

On assiste à un deux poids deux mesures

Pour Nabila Djebarri, l’éventuelle dimension psychiatrique des faits ne doit pas occulter leur caractère raciste. L’élue dénonce un recul dans la manière dont cette violence est prise en compte et rappelle que le racisme constitue une infraction pénale.

Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, dénonce lui aussi ce qu’il considère comme un traitement à deux vitesses. Dès lors qu’une personne non-blanche « commet un acte terroriste, il est considéré pleinement responsable. Là, on assiste à un deux poids deux mesures », estime-t-il.

Pour les élus présents, la question ne se limite pas à la responsabilité pénale de l’auteur présumé : elle concerne aussi la manière dont la société reconnaît, ou non, la violence raciste.

« J’ai peur pour mes enfants »

Cette inquiétude dépasse largement le cercle des proches de Pengo. Magda Jouini, élue à Stains et à Plaine Commune, décrit une émotion qui traverse les frontières communales.

« Toutes les personnes sont touchées dans leur chair. Ça questionne beaucoup sur notre futur en France. » Mère de cinq enfants, elle ne cache pas son angoisse. « J’ai peur pour mes enfants. Mais je refuse de leur transmettre cette peur. »

Si on est dignes et qu’on tient, c’est que je pense qu’on peut changer les choses

Une peur que nourrit aussi la multiplication des menaces racistes. Nabila Djebarri affirme recevoir régulièrement des messages haineux, xénophobes et des menaces de mort. « On arrive au point où on ne porte même plus plainte », déplore-t-elle.

Pourtant, ni l’une ni l’autre ne veut céder au découragement. « Si on est dignes et qu’on tient, c’est que je pense qu’on peut changer les choses. On lâchera jamais », affirme Magda Jouini.

À Aubervilliers, la marche blanche prend ainsi une dimension qui dépasse l’hommage. Pour plusieurs participants, la mort de Pengo cristallise une peur ancienne, celle de voir la haine raciste se banaliser, jusqu’à devenir meurtrière.

« Ils ont du sang sur les mains »

Bally Bagayoko va plus loin. Le maire de Saint-Denis met directement en cause la responsabilité du pouvoir politique et de certains médias dans la banalisation des discours racistes.

Il reproche notamment à Emmanuel Macron de ne pas avoir appelé à un rassemblement national contre l’extrême droite et l’islamophobie. Il dénonce également le rôle des médias qu’il juge complices de la montée de la haine. « Ils ont du sang sur les mains », lance-t-il.

Bally Bagayoko dénonce également une contradiction politique et sociale : alors que les politiques favorables aux plus riches se poursuivent, estime-t-il, la détresse d’une partie de la population constitue un terrain fertile pour le Rassemblement national, qui la détourne vers la haine et la division.

Au fil de la marche, les témoignages dessinent une même inquiétude. Celle d’une société où la parole raciste se libère, où les menaces se multiplient et où ceux qui en sont la cible redoutent désormais pour leurs enfants.

Dimanche, à Aubervilliers, les proches de Pengo sont venus pleurer un jeune homme de 26 ans qui rêvait de devenir champion de MMA. Mais autour d’eux, la marche blanche s’est aussi transformée en réquisitoire contre ceux qui ont laissé prospérer la haine.

Sofiane Zerouala

AUBERVILLIERS : en pleine Crise Financière et morale

Une étude réalisée en Île-de-France par un organisme indépendant, avec le soutien d’une consultation sur internet, révèle une détérioration des finances publiques et de la gestion d’Aubervilliers.

Retrouvez les éléments d’information sur www.bilan-de-mandat.fr : Les résultats de l’audit concernant le bilan de mandat 2020-2026 d’Aubervilliers.

En dépit de ses nombreux atouts, la ville d’Aubervilliers a été entraînée dans une gestion peu judicieuse tant sur le plan financier que dans la gestion des services publics

Bien que cette situation soit influencée par la conjoncture, il est important de noter que les deux tiers des difficultés proviennent des choix politiques de la municipalité sous MERIEM DERKAOUI.

Cette étude a été effectuée par le site indépendant Bilan de Mandat, qui a rassemblé les données budgétaires publiées en ligne par le ministère des Finances sur les 7 dernières années

La démocratie locale à l’arrêt

Entre 2020 et 2025, le vivre ensemble a été mis à mal par l’absence d’un projet de territoire défendu par une municipalité cohérente. Les difficultés budgétaires vont renforcer les tensions au sein de la communauté, entraînant :

  • Manifestations et insatisfaction : Les habitants vont se rassembler pour manifester leur insatisfaction face à la hausse des impôts ou à la diminution des services.
  • Confrontations entre groupes d’intérêts : Les décisions financières vont provoquer des fractures entre différents groupes, comme les bénéficiaires de services publics et les payeurs d’impôts.
  • Affaiblissement de la cohésion sociale : Un environnement de mécontentement va affecter la solidarité au sein de la communauté.

Impact sur la vitalité économique locale

Une gestion financière instable aura des conséquences sur le développement économique, en particulier :

  • Diminution des engagements financiers : Les entreprises seront hésitantes à s’établir dans une collectivité en crise financière, ce qui réduira les opportunités d’emploi.
  • Baisse de l’attrait local : Une gestion erronée va affecter l’image de la collectivité, rendant difficile l’arrivée de nouveaux résidents ou investisseurs.
  • Baisse des alliances : Les collectivités en crise auront du mal à nouer des partenariats avec d’autres entités, restreignant ainsi les possibilités de collaboration.

Menace élevée de crise financière

Les subventions étatiques qui, il y a quelques années, aidaient à atténuer les difficultés financières, ont disparu. Face à sa situation difficile, la ville n’a plus de marge de manœuvre, ce qui va provoquer :

  • Dépendance économique : Une forte dépendance aux subventions rendra la collectivité vulnérable aux évolutions de politique ou de financement au niveau national.
  • Fragilisation de l’autonomie : Les collectivités vont perdre une portion de leur autonomie en raison des exigences liées aux subventions.
  • Difficile mise en place de stratégies à long terme : Une reliance sur des financements extérieurs compliquera la planification des budgets et la réalisation de projets à long terme.

Augmentation des charges financières pour les contribuables ALBERTIVILLARIENS

La ville n’a d’autre option que d’accroître fortement les taxes sur les citoyens, mais cela n’a pas été mis en œuvre en 2025 en raison des élections municipales de 2026. Les conséquences de cette situation appellent à la vigilance :

  • Frustration des citoyens : L’augmentation des impôts va générer un mécontentement parmi les citoyens, altérant leur confiance envers la municipalité.
  • Déclin des ressources fiscales : Des hausses fiscales vont inciter certains contribuables à s’installer ailleurs, entraînant une diminution de la base fiscale à long terme.
  • Inconvénients pour les ménages : La hausse des taxes va peser sur les finances des ménages, renforçant les inégalités sociales.
  • Report des projets d’investissement : L’absence d’augmentation des charges fiscales en 2025 va ralentir des projets d’investissement nécessaires au développement de la ville.
  • Charge pesant sur les services publics : La nécessité de compenser les pertes de revenus va entraîner des restrictions dans les services publics, impactant la qualité de vie des résidents.

FAQ dédiée à la municipalité d’Aubervilliers

Quelle est la réalité des associations locales au sein d’Aubervilliers ?

Les associations de la région sont cruciales pour le développement culturel. Pour trouver les coordonnées d’une association, il vous suffit de consulter l’annuaire en ligne sur le site de la mairie d’Aubervilliers

Quelles activités liées à l’histoire et à la culture sont proposées ?

L’histoire d’une ville est une expression de sa culture. L’édifice de la mairie ou de l’hôtel de ville, les images historiques de l’école, et le travail des anciens artisans permettent d’explorer gratuitement, de transmettre et de préserver ce patrimoine municipal. Partout en France, les initiatives de sensibilisation veillent à ce que le patrimoine de la ville reste dynamique et à la portée des générations futures.

Comment peut-on être actif dans les activités des associations ?

Dans chaque ville, il est évident que le nombre d’associations et le calendrier de leurs activités (théâtre, festival…) sont importants et indépendants des orientations de la mairie. Les associations, comme dans l’ensemble du pays, organisent une variété d’événements tout au long de l’année. Pour ceux qui souhaitent s’impliquer, il est facile de s’inscrire à ces activités sur le web, où un simple clic donne accès à l’agenda des événements ou aux numéros de contact des organisateurs. Cliquez pour vous enregistrer.

Qui est le maire d’Aubervilliers ?

MERIEM DERKAOUI

Quelles ressources d’information sont disponibles dans la commune d’Aubervilliers ?

Principalement, les informations accessibles en ligne. Les citoyens peuvent consulter les actualités et le journal municipal de leur ville ainsi que des villes proches. Sur le site de la municipalité, il est possible de consulter la page d’accueil destinée aux nouveaux habitants, les numéros utiles pour des démarches variées, l’annuaire des PME, les journées et activités gratuites, les informations relatives à la rentrée scolaire, les menus des cantines, l’espace de confidentialité pour les comptes familles et les démarches administratives, notamment celles liées au secteur scolaire. Sur des sites internet externes à la mairie, les habitants peuvent accéder à des informations sur les événements culturels (spectacles, théâtre, festivals) qui enrichissent la vie communautaire et ouvrent des horizons culturels.

Quelle est la conclusion fondamentale de l’audit des finances d’Aubervilliers ?

L’enquête met en évidence une détérioration préoccupante des finances publiques et de la gestion d’Aubervilliers, soulignant une gestion imprudente tant sur le plan financier que dans l’administration publique.

Quelles sont les causes de cette crise financière ?

Bien que le climat économique soit pertinent, deux tiers des problèmes rencontrés sont attribuables aux choix politiques de la municipalité sous la direction de MERIEM DERKAOUI.

Author: Maurice GLAIN